L'ingestion ou l'inhalation de plomb est toxique. Elle provoque selon la dose absorbée et l'état de la personne (sexe, âge) des troubles réversibles (anémie, troubles digestifs) ou irréversibles (atteinte du système nerveux). Une fois dans l'organisme, le plomb se stocke, notamment dans les os, d'où il peut être libéré dans le sang, des années plus tard. L’intoxication par le plomb est appelée SATURNISME.
Les symptômes d’une intoxication chronique au plomb ne sont pas spécifiques et l’intoxication est diagnostiquée le plus souvent lorsque ses effets sont devenus irréversibles. En cas de doute, il convient de consulter son médecin, la protection maternelle infantile ou un pédiatre qui pourra examiner l’enfant et prescrire si besoin une prise de sang (plombémie) indispensable pour confirmer le diagnostic.
Les plus vulnérables sont les enfants de moins de 6 ans en raison de leur comportement (ils jouent par terre, portent les mains et les objets contaminés à la bouche, jouent avec les écailles de peinture) et de leur plus grande sensibilité (leur organisme absorbe plus facilement le plomb que celui de l’adulte).
De plus, la femme enceinte, exposée au plomb, peut être source de contamination pour l'enfant qu'elle porte. Le plomb stocké chez la femme peut être relargué au cours de la grossesse et traverser la barrière placentaire pour atteindre le foetus.
Une plombémie supérieure à 100 micro grammes par litre de sang chez un enfant est soumise à déclaration obligatoire par le médecin prescripteur auprès du médecin inspecteur de la DDASS. Cette déclaration déclenche une enquête sur l’environnement du mineur.
La présence de plomb dans les peintures intérieures et extérieures est interdite depuis 1949.
Le plomb est un métal d’usage très ancien et courant. Sa diffusion massive depuis l’ère industrielle est à l’origine d’une exposition de la population notamment au travers de :
Le plomb a cessé d’être employé dans les canalisations des réseaux intérieurs d’immeubles dans les années 1950, et pour les branchements publics dans les années 1960. Mais, il subsiste encore des parties de réseau non renouvelées.