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Les principales formes de l'humidité :
  • Les remontées d'eau par le sol
  • les infiltrations d’eau dues à des défauts d’étanchéité de façade, des fenêtres, des pièces humides ou des canalisations
  • L’humidité due à la condensation : les gouttelettes se déposent sur le sol ou sur les parois
  • L’humidité d’origine accidentelle tel qu'un dégât des eaux qui risque d'entraîner de graves désordres à long terme.
Peuvent également y contribuer :
  • L'absence ou l’insuffisance de ventilation et le manque d'aération
  • L'absence de chauffage, un chauffage non adapté (chauffage électrique dans logement non isolé), un chauffage utilisé de façon intermittente et pas dans toutes les pièces
  • L'utilisation d'appareil à combustion non raccordé à un conduit de fumée dans un local non ventilé (exemple les poêles à pétrole)…
Des risques pour le bâti :

L’humidité affecte les matériaux de construction, elle est le facteur le plus courant de destruction lente des composants du bâtiment. La fragilisation des matériaux humides peut devenir catastrophique en hiver car les ouvrages humides peuvent geler.

Les éléments d’isolation saturés d’humidité ne sont plus efficaces et le confort thermique d’une maison devient problématique. S’ils ne sont pas isolés, les parements intérieurs des murs extérieurs exposés se transforment en parois froides sur lesquelles l’eau se condense et développe des moisissures. Suite à cela, la dégradation du parement et des parties de planchers proches des murs peut survenir, le salpêtre apparaît. L’odeur de « moisi » est caractéristique du développement de moisissures et de champignons.

Les conditions favorables au développement de ces organismes sont la présence régulière d’humidité et l’absence d’ensoleillement et de ventilation. L’humidité favorise le développement d’insectes xylophages (termites et vrillettes) dans le bois et provoque la rouille des structures métalliques.

Et surtout des conséquences sur la santé … :

L’humidité (vapeur d’eau) n’est pas, en soi, un risque pour la santé ; elle peut simplement générer un sentiment d’inconfort. L’imprégnation humide de supports ( par exemple, sols, murs, planchers, plafonds…) devient un facteur favorisant le développement de micro-organismes tels que les moisissures. Certaines espèces colonisent ainsi les surfaces à l’intérieur même des logements.

L'inhalation de spores de moisissures émis en quantité importante dans l'air peut entraîner des problèmes respiratoires et cutanés divers parmi lesquels les manifestations allergiques les plus fréquentes telles que les rhinites, dermatites, bronchites allergiques, asthme, mycoses. En effet, certaines variétés de moisissures sont aussi sources de toxines néfastes à l’Homme.

Nous passons près de 90 % de notre temps à l’intérieur de locaux (habitation jour/nuit, lieu de travail…).

L'humidité de l'air contenu dans ces locaux est influencée par l’humidité extérieure, mais aussi et surtout par nos habitudes au quotidien, le mode de chauffage, de ventilation...

La seule présence humaine dégage de l'humidité.
Les actes quotidiens de la vie sont également générateurs d’émissions atmosphériques telles que de l’humidité ou des gaz de combustion et de cuisson.
Ils modifient la composition de l’air intérieur.
L’humidité intérieure peut générer le développement de moisissures, qui peuvent avoir d'importantes conséquences sur la santé.