
Ce mercredi 21 mars, le Rectorat de l'académie de Poitiers et l'ARS Poitou-Charentes ont signé une convention de coopération pour développer la prévention et la promotion de la santé des jeunes scolarisés. Cette politique commune s'inscrit dans les orientations du Projet régional de Santé (PRS) adopté le 15 décembre et dans le projet de l’académie de Poitiers 2012-2016, dont l’un des axes prioritaires porte sur l’amélioration du bien-être à l’école et au travail, condition essentielle de la réussite scolaire.
Martine Daoust, Recteur de l’académie de Poitiers, et François-Emmanuel Blanc, Directeur général de l'ARS, ont officialisé cette coopération lors de la réunion de la Commission de Coordination des Politiques Publiques (CCPP) dans les domaines de la prévention de la santé scolaire, de la santé au travail et de la protection maternelle infantile.
Cette convention de santé publique à destination d’un public jeune scolarisé porte sur 3 grands axes d’action coordonnée :
• la veille sanitaire,
• l’observation de la santé des jeunes scolarisés,
• la promotion de la santé et la prévention des risques de santé
Elle renforce la qualité et l’efficacité des actions menées auprès des élèves en les réunissant dans un cadre commun et de programmes de mise en œuvre. Les actions s’appuieront sur des études et observations définies conjointement sur plusieurs années et permettant d’évaluer leur impact sur les comportements de santé.
Les orientations prioritaires sont les suivantes :
• l’éducation à la sexualité, la contraception, la prévention des Infections sexuellement transmissibles et du Sida,
• la qualité de vie des jeunes et la prévention des conduites suicidaires,
• la prévention des conduites addictives,
• l’éducation nutritionnelle et la promotion des activités physiques et sportives,
• l’organisation du dépistage et de la prise en charge des troubles des apprentissages,
• l’environnement, la santé, la citoyenneté (par exemple les risques auditifs dus à l’écoute amplifiée de musique…).
Cette convention, la 1ère signée dans le cadre d’une Commission de Coordination des Politiques Publiques depuis la création de l'ARS, formalise les actions coordonnées que l'ARS mène avec ses partenaires pour développer une politique de santé transversale plus efficiente. L’enjeu de cette CCPP Prévention (l’autre Commission de Coordination des Politiques Publiques est dédiée aux prises en charge et accompagnements médico-sociaux) est d’associer les acteurs institutionnels ayant un rôle déterminant dans la définition des politiques de santé. L’objectif est triple : décloisonner, coordonner et définir des complémentarités.
Convention Rectorat-ARS - 21 mars 2012 (Pdf 1,7 Mo)
Le jeudi 8 juillet 2010 ont été installées les deux Commissions de Coordination des Politiques Publiques ; le matin, la Commission de Coordination dans les domaines de la prévention, de la santé scolaire, de la santé au travail et de la PMI, l’après midi, celle relative aux prises en charge et accompagnements médicosociaux.
Ces deux commissions rassemblant respectivement 20 et 23 membres comprennent trois collèges : les représentants de l’Etat, les représentants des collectivités territoriales et les représentants des organismes de sécurité sociale.
M. Blanc, Directeur général de l’ARS, a procédé à l’installation desdites commissions en présence de Monsieur le Secrétaire Général aux Affaires Régionales de la région Poitou-Charentes.
Outre les missions réglementaires fixées pour chacune, il a été rappelé le contexte dans lequel s’inscrit leur création.
Il s’agit d’associer au plus près les acteurs institutionnels ayant un rôle déterminant dans la définition des politiques de santé dans leur acception la plus large. L’objectif est triple : décloisonner, coordonner et définir des complémentarités.
Les travaux exploratoires visant à identifier les axes de réflexion et de concertation ont été présentés. En matière de prévention, les membres de la commission se sont reconnus dans certaines préoccupations telles que l’alcoolisation massive des jeunes, la santé mentale ou la naissance et la santé des femmes. Dans les domaines médico-sociaux, les travaux pourraient porter sur le maintien à domicile et le parcours coordonné de santé des personnes âgées mais également le dépistage et la prise en charge des troubles spécifiques des apprentissages chez les enfants.
Des propositions de fonctionnement ont été faites aux membres des instances qui pourraient s’articuler autour de comités techniques sur des thématiques nécessitant une « durée », des groupes de travail sur des sujets précis mais aussi des « échanges d’expériences » permettant d’essaimer les réponses apportées à des questions partagées.